Petites leçons de morales présidentielles (01/10/11)

      Luc Chatel, notre très bien Ministre de l'Éducation Nationale, voudrait que l'école primaire renoue avec les leçons de Morale. Ça, c'est sûr que c'est une lumineuse idée. Pasque, c'était mieux avant. Avant, les enfants, ils savaient quoi il était bien, quoi il était mal. Aujourd'hui, ils savent plus rien.

      Le Bien et le Mal, c'est quand même pas très difficile à comprendre. Par exemple, aux enfants, on pourrait leur dire que mettre un coup de pied dans le tibia du copain, c'est mal. Arracher les yeux de sa voisine, ça aussi c'est mal. Par contre, donner un peu de son goûter au camarade qui a oublié le sien, c'est bien. Rendre ses yeux à sa voisine, c'est très bien aussi.

      Quand ils sont petits, il est encore temps de faire croire aux enfants que le monde des adultes est un univers tout plein de moralité où la gentillesse n'a d'égale que la politesse qui l'accompagne. Oui, l'école primaire, c'est encore l'endroit le mieux pour leur mentir.

      Heureusement, notre Ministre, il est très intelligent. Les leçons de Morale, il ne les veut que pour le primaire. Comme ça, peut-être, déjà au collège, les enfants, ils auront oublié qu'on leur a raconté tout un tas de balivernes qui tiennent pas debout et que dans le monde des adultes, on a bien droit de massacrer le tibia du voisin ou de mettre un coup de tête à quelqu'un qui fait qu'à dire des trucs pas gentils et sexuels sur la sœur de Zinédine Zidane.

      Non. Pardon. Le monde des adultes, c'est bien plus subtil. C'est tellement subtil que je me demande ce qu'on peut vraiment y comprendre. Alors que je suis même plus enfant. C'est dire si c'est une subtilité des plus fines.

      Allez expliquer les quelques exemples de moralité qui suivent aux enfants de l'école primaire pour qu'ils puissent, dans leur vie de tous les jours, comprendre et exécuter ce que le Bien ordonne ou ce que le Mal banni.

      Il y a 10 ans (bon anniversaire!), une bande d'avions pas très polis se posaient sans délicatesse dans les tours du World Trade Center qui, aussi, étaient en plein milieu de leur chemin. Là, tout le monde a été assez d'accord pour dire qu'effectivement, en politesse, on pouvait faire mieux. L'information était claire : les méchants avaient frappé et les gentils saignaient. Jusque là, même des enfants en primaire pourraient comprendre que nous, surtout les États-Unis, on était le Bien et que le Mal se cachait dans une grotte déguisée en palace. Mais, je vous ai dit, le monde des adultes est drôlement subtil. Il y a quelques années, les États-Unis du Bien donnait des sous aux grottistes du Mal qui n'étaient pas encore trop le Mal pasque plus Mal qu'eux, y'avait les soviétiques qui voulaient taper sur les grottistes pas encore trop Mal. Après, quand les grottistes ont gagné les russes, comme ils savaient plus quoi faire de toutes les armes que le camp des gentils leur avait gracieusement données, ils ont pensé à nous pasque, finalement, ils ont dit qu'on était méchants. C'est à vous dégoûter de faire des cadeaux.

      Le Bien et le Mal, ça marche très bien en France aussi. Ici aussi, Sarkozy fait dans le subtil. Il voulait bien vendre des armes à des fadas sanguinaires pasqu'ils ont plein d'argent et que le Président, il trouve, en général, très gentils les gens qui ont plein d'argent alors il les invite, par exemple, à venir camper sur les pelouses présidentielles (si à la lecture de l'expression «pelouses présidentielles», certains d'entre vous pensent à Carla Bruni, ben, ça, c'est pas bien). Mais après, il fallait s'en douter, si les gens qui avaient les armes étaient très contents, ceux qui étaient au bout faisaient un peu plus la gueule. Alors, ceux qui faisaient la gueule, ils se sont réunis à plein et ils ont dit à leurs fadas sanguinaires que ça suffisait, qu'une balle dans la tête, ça faisait drôlement mal. Au début, Sarkozy et ses amis qui «gouvernent», ils étaient tellement habitués à se dire que les gentils c'étaient les fadas et les méchants ceux qui avaient mal à la tête qu'ils ont proposé leur aide aux fadas qu'étaient leurs amis pour taper les autres qu'étaient pas contents. Mais Sarkozy, soudain, il a dû avoir un éclair dans son cerveau pasque juste après, il traitait tous les fadas de méchants et même, il était le premier à vouloir leur taper dessus et à dire que c'est mal comme ils ont fait et que nous, en France, on sait bien ce qui est mal puisqu'on fait tout très bien.

      Le Bien et le Mal, en notions éphémères, on fait pas mieux. Il faudra que les professeurs des écoles soient sacrément malins pour se dépatouiller de tout ça et expliquer à leurs chères petites têtes blondes avides de moralisation que la morale, après le lycée, on en a plus besoin et qu'il est même fortement conseillé de s'y asseoir dessus si on veut arriver un peu plus haut que les autres. Je crois que ce serait mieux de leur mentir. Ou de s'abstenir.

Commentaires (21)

1. Aarontaife (site web) 26/09/2017

Buy Cipro cephalexin 250 mg

3. Bennytib (site web) 25/09/2017

Bupropion

4. CharlesSpous (site web) 25/09/2017

medrol pack

5. CharlesSpous (site web) 25/09/2017

fluoxetine 20 mg

6. AlfredKnoca (site web) 24/09/2017

lisinopril

7. Bennytib (site web) 24/09/2017

order generic viagra buy Doxycycline

8. Aarontaife (site web) 24/09/2017

lisinopril cheap vardenafil

10. CharlesSpous (site web) 23/09/2017

buy cialis

Voir plus de commentaires
Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

 

© Nicolas Blaise. Tous droits réservés.