Tiens, revoilà une crise financière... (01/09/11)

      Tiens, revoilà une crise financière...

      C'est bien étonnant, ça. Une de ces surprises que quand même, on s'y attend drôlement pas tellement on nous avait bien rassurés.
      Moi, tranquille, je vivais. Je pensais que puisqu'ils le disaient, y'avait pas de raison que ce soit faux. On mentirait pas aux gens comme ça.
      La France, elle avait plutôt bien supporté la crise. Même, ils disaient, en supportabilité, on n'était pas loin d'être les plus forts. Les autres pays, ils avaient fait tout un tas de n'importe quoi mais nous, non. À peine venue que la crise était derrière nous. La croissance, elle avait même son nez à la porte. Ça, c'est pasque notre Président, il avait eu la bonne idée de moraliser le capitalisme. C'était drôlement rassurant quand il a dit ça. On s'est dit que «ouf!», le pire était derrière nous et que maintenant, on allait avoir un capitalisme très bien, avec tout plein de trucs moraux et que les gens pas très portés sur la moralité, ils allaient moins faire les malins.
      Monsieur Sarkozy, il est drôlement occupé. Sans doute, c'est pour ça qu'il a oublié de moraliser. Alors, les journalistes, ils nous ont dit que c'était pas sa faute mais que c'était à cause de tous les autres Présidents du monde qui voulaient pas écouter les bonnes idées qu'il avait. Les autres présidents, sans doute, ils voulaient pas moraliser. Mais le nôtre, oui. Mais il a dû oublier.
      Son idée, à Monsieur Sarkozy, c'était que tout le monde devait faire un effort mais que quand même, on pouvait pas appeler ça de la rigueur, que c'était différent pasque dans la rigueur, tout le monde doit faire des efforts mais là, que non, que c'était tout le monde aussi mais pas tout à fait pareil. Pour que tout le monde fasse des efforts, il a donné de l'argent aux banques. Mais comme elles avaient fait des bêtises avec l'argent de tout le monde, il leur a dit de devenir plus sages. Les banques, elles ont eu drôlement peur quand le Président il leur a dit ça.
      Finalement, les Présidents du monde, ils se sont réunis et ils ont dit qu'ils allaient rien faire mais que quand même, il fallait arrêter de faire n'importe quoi et que si ça continuait, ils s'en mêleraient et que là, ça allait drôlement barder. Ça a bien rassuré tout le monde et les Capitalistes, ils sont devenus très rouges de honte tellement ils s'étaient faits engueuler.
      Mais, tiens, revoilà la crise financière... Les Capitalistes, ils savent pas trop ce qui est moral et ce qui ne l'est pas. Aussi, on leur a pas dit alors c'est pas facile de savoir. Par exemple, couler un pays et mettre son peuple sur la paille, on leur avait pas dit si ça comptait ou pas dans la moralisation. Comme on leur avait pas dit, ils se sont dit que ça devait pas compter. Ben, ça a mis un drôle de foutoir. On aurait dû leur dire.
      Au début, les Présidents du monde, ils ont dit que c'était pas bien. Les Capitalistes, ils en avaient un peu marre de se faire gronder alors ils ont dit aux Présidents que eux non plus c'était pas bien. Les Présidents, ils ont été bien étonnés d'entendre les Capitalistes leur dire que eux non plus c'était pas bien alors que tout le monde savait que les pas-bien, c'étaient les Capitalistes. Les Capitalistes, ils ont dit que oui, c'était pas bien que les Présidents du monde, ils fassent semblant qu'ils ont plein d'argent alors que c'est même pas vrai. Alors, les Présidents, ils ont regardé leurs comptes bancaires et ils ont vu un très gros chiffre, tellement long que pour le lire, ça te donnerait mal à la tête et que devant le gros chiffre, y'avait un petit trait qui voulait dire qu'ils étaient encore plus pauvres qu'une cigale à la fin de l'été et qu'il faudrait un paquet de printemps pour rembourser les fourmis.

      Depuis, on est un peu inquiets pasqu'on sait plus trop de qui c'est la faute mais on sait qui va être puni. Y'a des gens, ils se sont dit que quand même, il faudrait le dire aux Présidents du monde que ça nous fait suer de faire les punitions tout seul depuis trente ans alors que c'est même pas que notre faute. Alors, les Présidents du monde et les Capitalistes, ils se sont dit que ce serait bien de taper sur la tête de ces gens avec des matraques et des policiers au bout pour qu'ils arrêtent de dire des bêtises et de se mêler des histoires des grandes personnes. Oui, des fois, les Capitalistes et les Présidents du monde, ils sont d'accord pour faire des choses ensemble. Ils veulent bien se gronder entre eux mais faut pas que les autres gens s'en mêlent sinon, c'est mieux de les taper. Oui, des fois, ils sont d'accord. Des fois, même, les Présidents du monde et les Capitalistes, ils sont amis. Des fois, aussi, les Présidents du monde et les Capitalistes, c'est les mêmes.

Commentaires (28)

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