Habemus trop de papam

 Le lundi 28/04/2014. 

     Hier soir au JT, Marie Drucker demandait à son envoyé spécial en direct de la place Saint Pierre à Rome ce que l'Histoire retiendrait de la cérémonie de canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II. Moi, si je peux me permettre de donner mon avis, on retiendra surtout qu'en 2014, il se trouve encore huit cent mille abrutis capables de se réunir pour assister à un petit plaisir solitaire de l'église romaine catholique.

     Parmi eux, Manuel Valls et d'autres dirigeants de nations plus ou moins investies dans la propagation de l'Esprit Saint étaient venus faire des courbettes au pape qui canonisait d'autres papes de façon tout à fait désintéressée, bien sûr.

     Pour l'occasion, le Parti Socialiste français, naguère choqué de la visite du premier ministre François Fillon pour la béatification de Jean-Paul II en 2011, jamais avare de contradictions, a essayé de nous vendre l'importance du dialogue, du respect et de l'apaisement avec la communauté catholique de France. Et Manuel Valls de nous rajouter un petit couplet sur « l'importance du sacré » dans cette période difficile. Choqués ou investis, les socialistes trouvent toujours le moyen d'en appeler à la si précieuse et chère Laïcité, quitte à en changer un peu la définition selon le contexte. Là, la laïcité, c'était d'aller à Rome.

     Au fur et à mesure du temps, la laïcité est devenue un principe de plus en plus ennuyeux. Avant, au moins, ce côté bouffe-curetons, ça mettait un peu d'ambiance. Maintenant, non. La laïcité, c'est plus ça. C'est devenu un genre de truc tout dégueulasse qui donne envie de vomir quand un membre de la classe politico-médiatique nous le sert comme une leçon de morale sur le respect que nous devons tous aux différents cultes, croyances et religions présents sur notre territoire et ailleurs.

     Ben moi, respecter tout le monde, ça me gonfle. Surtout les culs-bénis. Quand on y pense, faut pas avoir toutes les lumières allumées dans le garage pour aller volontairement s'inventer un patron qui vit dans les nuages.

     Mais Manuel le sait, les adeptes en France du patronat dans les nuages sont un peu énervés depuis que les socialistes ont légalisé l'homosexualité, la zoophilie et l'inceste. Il faut dire que c'est un coup dur pour la triade monothéiste. Les juifs, les musulmans et les chrétiens, qui aiment bien se taper sur la gueule quitte à faire quelques millions de victimes collatérales, arrivaient encore à s'entendre sur deux principes communs et fondateurs de leurs religions. Qu'il faut brûler les pédés et que les femmes sont toutes des putes. Les voilà tous bien malheureux, ils peuvent plus brûler personne. Heureusement que les femmes sont encore toutes des putes (sauf ma mère), ça sauve l’œcuménisme.

Commentaires (2)

1. nicolasblaise (site web) 30/04/2014

@benoit Là, c'était l'occasion de mettre une pouille aux catholiques mais ne t'inquiète pas, quand j'aurai l'occasion d'avoiner sur la tête des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des polythéistes, des animistes et de tout le reste, je n'y manquerai pas.

2. benoit 29/04/2014

D'accord avec l'hypocrisie de Valls et du PS. L'impertinence vis à vis de l'Eglise catholique, pourquoi pas, bien que je trouve ça un peu facile de cracher sur cette institution qui est par ailleurs très largement critiquée dans notre pays. Y compris par Valls ou Sarko qui ne se dépalacent voir le Pape que dans le but de rassurer leurs électeurs : "Oui, nous sommes Chrétiens comme vous ! Dormez bien braves gens, vous n'avez aucune raisons de vous inquiter !"

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