Manu, moi, j'adore!

Le 14/04/2014.

     Je sais pas vous mais moi ça va drôlement mieux. Depuis que je suis né, cette crise, ça commençait à m'inquiéter. Mais là, depuis le discours de politique générale devant l'Assemblée de Manuel Valls, ça va beaucoup mieux. Dès le début, le type, il m'a mis du baume au cœur. Dans un acte proprement révolutionnaire à faire baver de jalousie un Che Gueverra, il nous promet la Vérité et la sincérité. Oui, camarades citoyens, vous pouvez vous réjouir, faire péter les bouchons de champagne, c'en est fini du mensonge et de la fourberie à Matignon. C'est vrai, certains lui reprocheront peut-être de ne pas être allé jusqu'à jurer-cracher-croix-de-bois-croix-de-fer-si-je-mens-je-vais-enfer qui nous aurait sans doute drôlement rassuré mais quand même, déjà, c'est fort de dire un truc comme ça. Déjà, là, après cinq minutes de discours, j'avais la gorge qui se nouait un peu d'émotion. Mais, quand même, je ne pleurais pas encore.

     Ma première larme est tombée lorsque notre premier ministre a rendu ce si bel hommage à Jean-Louis Borloo. Moi, dans ma chambre, j'ai un poster de Jean-Louis Borloo et tous les soirs je lui fais un bisou avant d'aller dormir, c'est vous dire si cet hommage m'a particulièrement touché.

     Puis Manu est entré dans le vif du sujet. Manu nous a promis la même politique qu'avec Ayrault mais en mieux. Oui, en mieux ! Moi, déjà que je trouvais qu'Ayrault c'était trop bien, j'étais aux anges. J'avoue, je ne pensais pas que mieux qu'Ayrault c'était possible. C'est pour ça qu'au début j'étais un peu sceptique sur ce changement de premier ministre. Mais si Manu c'est du Ayrault en mieux, alors là, moi, je suis conquis et je bénis le Seigneur d'avoir fait se rencontrer ce couple qui, une nuit de fin d'automne 61, eurent la bonté de copuler pour concevoir ce cher petit être qui, aujourd'hui, est un peu notre papa à tous dans son bureau de Matignon.

     Manu, c'est pas juste un gars qui traîne ses godillots dans les chambres du pouvoir par ambition. Non. Manu, c'est autre chose. Manu, c'est une vision de la France, de ses valeurs, de sa beauté, de sa grandeur, de son futur, de son Histoire. Oui c'est vrai, il l'a dit. Manu, vers la fin, il nous en a parlé un peu de l'Histoire de la France. Quand il a cité Valmy, une deuxième larme a immédiatement coulé sur mes joues républicaines. Et puis 48. Rappelez-vous de 48. Et puis Jaurès, Clemenceau, le Maquis. Et puis De Gaulle. Moi, quand il a dit De Gaulle, mes larmes remplies d'émotion ont tellement coulé que ça a fait comme une grande flaque entre mes pieds où se miroitaient la grandeur de notre Patrie, cette « lumière de l'Universel », et son drapeau qui « parle directement aux peuples opprimés ». On aurait dit le Général. Le Général, moi, je l'ai en poster juste au dessus d'un prieuré où je m'agenouille tous les matins pour lui rendre, à lui aussi, hommage.

     Encore maintenant, au souvenir de ce discours historique, au moment où je vous écris ses lignes, ma gorge se noue, mes zygomatiques tremblotent et mes mains moitent. Manu, dis Manu, je peux le trouver où ton poster ? Tu en vends avec des cadres dorés ? Oh, j'espère...

Commentaires (2)

1. nicolasblaise (site web) 15/04/2014

@benoit Moi, je me moquerais? Alors là, non, c'est pas du tout mon style!

2. benoit 15/04/2014

Joli !
Mais on ne t'a jamais dit que ce n'était pas bien de se moquer ???

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