Amstel Gold Race 2014

Gilbert, au tableau !
Amstel Gold Race (257km), le 20/04/2014.

     Vous voyez les enfants, c'est bien d'écouter et d'apprendre ses leçons à l'école. Après, ça permet de faire de belles courses le dimanche. Si tous les écoliers faisaient tous bien leurs devoirs comme les BMC, ça ferait que notre République elle serait drôlement fière d'avoir des enfants aussi brillants. Par contre, la République, elle serait drôlement plus peinée de voir qu'à part la BMC, Riblon et Voeckler, y'avait que des têtes à bonnet d'âne aujourd'hui à l'Amstel. Oh la grosse bande de branquignoles ! Y'en a quelques-uns, ça doit faire quelques lunes qu'ils ont pas ouvert un cahier. C'est pas bien, papa et maman vont pas être contents quand ils vont recevoir le bulletin scolaire. Mais, à l'instar de notre République, fermons les yeux sur l'ivraie de la nation cycliste pour n'en voir que ses éléments les plus brillants. Que les bonnets d'âne aillent rôtir en enfer. D'abord, il y a eu Riblon. Deux cent cinquante bornes d'échappée et, à un moment, on n'y a presque cru. Dans l'échappée, il y avait lui et les autres qui contemplaient sa roue arrière et son postérieur. Puis, il y a eu Voeckler qui, bim !, est parti en contre. Lui non plus il est pas parti seul. Mais les autres gredins ont juste joué à la belote dans sa roue. C'était une belle bande de carpettes dans ce contre. Leur tactique, c'était de tout faire pour ne surtout se donner aucune chance de gagner. A part Voeckler. Et Van Avermaet aussi. Pasque Van Avermaet, c'est un BMC et qu'un BMC, ça travaille bien à l'école. Van Avermaet, c'était pas le premier à faire bien son travail en se plaçant dans ce contre. Non. Avant y'avait eu Nerz qui, tranquille, a géré toute la journée l'écart avec l'échappée. Et puis après, y'a eu Sanchez qui, bim lui aussi !, a attaqué au pied de la dernière ascension du Cauberg. Kwiatkowski, Gerrans et Valverde, là, ils ont tellement eu peur, qu'ils en ont fait pipi dans leur culotte. Et puis, enfin, le coup de grâce de la BMC. Gilbert. Rhôôô, l'autre ! La débandade dans le trio d'incontinents ! Le temps qu'ils enlèvent le gros parpaing qu'ils avaient oublié sur leur porte-bagages, Gilbert avait déjà levé les bras. Même Vanendert a réussi à planter le trio, c'est dire la taille du parpaing. Loin derrière, Nibali et Fuglsang se sont disputés pour savoir quel Astana était la plus grosse poire du jour. Match nul.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

 

© Nicolas Blaise. Tous droits réservés.