Elle m'emmerde

 

En écoute gratuite sur ce site dans l'onglet "Quelques chansons à écouter..." 

Aux premières années de ma vie
Quand j’avais l’âme ternie
Ou même quand je l’avais pas
J'courais m'protéger dans ses bas
J'me collais à ses jupons
Qu’étaient d’ailleurs pantalon
C’est accroché à ses jambes
Que j’ai passé mon enfance
Mais les temps ont bien changé
J’ai grandi j'me suis ridé
Et en guise de protection
J’ai trouvé d’autres jupons
Aujourd’hui aveu terrible
Quand je rentre au domicile
Peu s’en faut que je l’évite
Mais ma trace elle retrouve vite

Elle m’emmerde, elle m’emmerde
Avec ses questions
Elle m’emmerde elle m’emmerde
Sans contrefaçon
Es-tu à l’assurance passé
Qu’as-tu prévu de faire demain
Préfères-tu la dinde ou le poulet
Mais putain maman j’en sais rien
Elle m’emmerde, elle m’emmerde
Avec ses questions
Elle m’emmerde elle m’emmerde
Sans contrefaçon (*)

Quand elle vous a dans ses griffes
Il n’y a pas d’autre esquive
Que d'faire semblant d’écouter
Et de patience vous armer
Ch'uis pas le seul à me plaindre
Y’a qu'le p'tit pour ne pas geindre
Mais le p'tit c’est le fayot
De sa maman le lolo
Et le grand c’est bien normal
Que contre lui ma mère râle
Au domicile originel
Quand il revient c’est le bordel
Pendant c'temps mon père se marre
Et s’éloigne du tintamarre
Ça fait dix ans joli tour
Qu’il fait semblant d’être sourd

(*)

Cette voix qui vient du sol
Est un danger pour notre col-
-onne vertébrale
Il faut baisser les cervicales
Et que si demain le bon dieu
D'son existence veut faire l'aveu
Pour qu’on l’entende un peu sur terre
Faudra d’abord la faire taire
Combien d'secrètes conspirations
Le soir nous nous réunissions
Pour tous les quatre trouver raison
De la virer de la maison
Mais un problème se pose là
C’est pas la retraite de papa
Qui va remplir le marmiton
Car c’est maman qu’a le pognon

(*)

Dans cette chanson que j'viens d'chanter
Y’a un peu de faux y’a un peu de vrai
Que toutes les caricatures
Ne sont pas que de l’imposture
Mais je confesse aveu valable
Qu’avoir une mère capable
D’écouter sans m’en vouloir
Cette brève de comptoir
C’est une preuve de sagesse
Qui chez elle est manifeste
Qu’on ne trouve plus dans le pays
Des femmes de cet acabit
Un brin de femme qui a donné
A ses quatre gars un peu de blé
Des tonnes de grain a moudre
Des milliers d'fils d’amour a coudre.
Mais…

(*)

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